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Plateau de Beille

Posté : 19 oct. 2010 11:31
par mauguier
Donner des coordonnées, une altitude précise, pour un vaste plateau, est nécessairement arbitraire. Avec ses appendices et prolongements, ce sont près de dix km2 d'estives mollement ondulées où paissent vaches et chevaux qui s'offrent au visiteur. De temps à autre, essentiellement sur les bordures, un bouquet de pins arrête le regard et apporte un peu d'ombre l'été. La morphologie du terrain et la présence de pistes ouvertes pour les alpagistes, a permis d'y implanter l'hiver un domaine consacré exclusivement au ski de fond et autres activités "tranquilles". Mais comme l'enneigement est assez capricieux, la période active peut varier énormément. On a vu des années où l'ouverture du domaine a dû attendre février...pour se terminer début avril !Mais l'été a autant de charme pour des raisons qui lui sont propres ; cependant j'irai jusqu'à dire que l'automne bat les autres saisons sans conteste, suivi par le printemps....Il n'y a pas si longtemps bien des cabanes restaient ouvertes en dehors des périodes d'estive (48 heures à Beille-d'en-Haut, superbe observatoire multi-directionnel, avec le soleil et la solitude, ça ne s'oublie pas !) ; seulement, bien des visiteurs avaient coutume de traîter ces abris au mieux comme des dépotoirs, des défouloirs, au pire comme des ...crottoirs. Alors, on a tout fermé....
La route d'accès qui part des Cabannes est goudronnée et assez large, mais longue (18 km), souvent raide et presque constamment à l'ubac, ou exposée aux coups de vent dans sa partie supérieure. En hiver il est impératif d'avoir des chaînes.
Sur le cliché les estives de Beille non loin du parking terminal.

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Posté : 19 oct. 2010 11:35
par mauguier
La clientèle du plateau de Beille hors saison...

Re: Plateau de Beille

Posté : 20 oct. 2010 09:42
par mauguier
Les montagnes rive g. de l'Aston, vues depuis Beille. La pyramide se profilant à l'horizon doit être le Pic de Thoumasset.

Re: Plateau de Beille

Posté : 20 oct. 2010 20:32
par mauguier
Après qu'on a dépassé Beille d'en Haut, on entre vraiment dans le vif du sujet. Un espace immense où le regard ne s'arrête que très loin, si loin, sur des montagnes qui semblent ne jamais devoir être atteintes, tant elles paraissent se refuser au contact et reculer à la manière d'un mirage, au fur et à mesure de la marche. On ne court pas à Beille, mais on ralentit tout au contraire afin de prolonger l'espèce d'ivresse qui vous saisit. Le sac n'a plus de poids, la distance, le temps, abandonnent toute importance, on va...