Les moines bénédictins de l'abbaye d'Hautecombe (Savoie), lassés des hordes touristiques prenant d'assaut leur lieu de retraite, ont cherché et trouvé ce site où la disposition des lieux, et une stricte gestion du temps assez limité alloué aux visites, leur permet désormais de mener une vie monastique qui leur convient.
La route qui monte sur le plateau, pourvue de 13 virages en épingles à cheveux, quoique irréprochable quant au revêtement, est étroite et pentue : c'est une
vraie route de montagne. Des cars y montent, je ne sais comment ils descendent en devant en croiser d'autres...et j'ai tenu à ne pas en croiser personnellement. L'arrivée sur l'emplacement de parc, d'où on jouit le long de la barrière S d'un beau point de vue sur la Durance et les collines avoisinantes, permet d'abandonner sa caisse et d'entamer le bout de chemin qui ménera au sanctuaire. Sur la d, à peine dépassé le parking, bâtiment accueil/boutique/etc... commun aux grands sites. Une fontaine (ne fonctionnait pas) se trouve à d de la porte d'entrée. Il n'y a pas de billet : pour l'instant, les bénédictins conservent encore cette coutume bizarre héritée d'une époque en passe d'être révolue, la gratuité.
Il est même étrange que les gnomes de Bruxelles (maledicti sunt !) n'aient pas encore songé à mettre en concurrence financière les ordres monastiques et l'accès aux églises...
Ce sarcasme mis à part, Ganagobie offre globalement à la curiosité :
- le portail sculpté
- l'architecture générale de l'édifice
- le cloître : il ne s'entrevoit sur deux directions que grâce à des baies occultées de verre épais, aux heures où les moines n'y sont pas, ménagées depuis l'église.
- les mosaïques, qui valent le voyage à elles seules.
Je vais répartir donc, le bâtiment mis à part, en autant de "sites remarquables", ces subdivisions afin d'alléger la page principale.
Pour finir, on doit signaler que l'aspect actuel de l'abbaye tient du miracle, vu ce qu'elle a traversé depuis sa fondation ; sans détailler, signalons tout de même que les assauts, pillages, destructions, vandalismes divers, abandons, effondrements,..etc. ne l'ont pas épargnée jusqu'à la dernière grande restauration (1953 - 1973). Les mosaïques, elles, ont bénéficié de l'intuition du père Gibbal, préposé aux préparatifs de restauration en 1891 par les bénédictins de Marseille qui avaient fini par racheter le site à une famille du coin ; celui-ci, aussitôt qu'il les découvrit, les recouvrit de terre afin que des mains compétentes et surtout désintéressées puissent pourvoir le moment venu à leur mise en valeur.
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