Exemples de fermes foréziennes

Exemples de fermes foréziennes (Site remarquable)

Altitude: 1000 m

Massif: Bourbonnais, Forez, Livradois

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mauguier
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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Voici un superbe exemple, encore une fois déserté par l'agriculture, laquelle a aujourd'hui besoin de vastes hangars pour le matériel ou les bêtes. Le quadrilatère fermé est bien perceptible.

Voici un superbe exemple, encore une fois déserté par l'agriculture, laquelle a aujourd'hui besoin de vastes hangars pour le matériel ou les bêtes. Le quadrilatère fermé est bien perceptible.

© mauguier / 07 mars 2010 11:10
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29 janv. 2011 17:41

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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Un linteau de portail avec une date (1753...?). Mais ce type de construction ne devait pas appartenir au premier manant venu.

Un linteau de portail avec une date (1753...?). Mais ce type de construction ne devait pas appartenir au premier manant venu.

© mauguier / 07 mars 2010 11:13
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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Appareillage d'angle.

Appareillage d'angle.

© mauguier / 07 mars 2010 11:26
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29 janv. 2011 17:42

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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Dans cet exemple, le quatrième côté a souffert ou a été abattu.

Dans cet exemple, le quatrième côté a souffert ou a été abattu.

© mauguier / 07 mars 2010 11:28
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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Une ferme de type "monobloc" ou longère, plutôt l'exception.

Une ferme de type "monobloc" ou longère, plutôt l'exception.

© mauguier / 07 mars 2010 11:32
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Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

La localisation et l'altitude sont arbitraires, car il eût fallu sinon créer un point pour chaque édifice ; j'ai préféré regrouper sur une page quelques exemples du secteur, sachant que ce n'est qu'un choix très limité. L'architecture religieuse , militaire ou civile, disons de "haut rang" ont généralement la préférence, mais les bâtiments d'habitation ne figurent souvent que dans les documents ethnographiques spécialisés, que ce soit sur le papier ou sur internet. La géologie, le climat, l'hydrographie, etc. produisent dans chaque région des types bien spécifiques, avec bien sûr des variantes, mais qu'il serait dommage de passer à la trappe, sous le prétexte qu'on y trouve surtout des vaches et des poules en plus des humains qui y travaillent (sauf cas de restaurations "secondaires").
Pour résumer, le bâtiment d'exploitation type (attention, on parle de périodes postérieures au XVIIe siècle, avant, on était plus proche de la hutte néolithique que de la maison...) se présente comme un quadrilatère, pas toujours parallèlépipédique, fermé où tous les bâtiments font face à une cour intérieure, tandis que les faces extérieures donnent à l'ensemble un aspect de forteresse. Il n'y a que dans les constructions plus récentes (XIXe siècle, vraisemblablement) qu'on accepte de briser cette structure pour bâtir en plan ouvert, voire tout simplement sous la forme d'un seul corps étiré. La couverture est faite de tuiles canal aux tons chauds offrant un contraste frappant avec le gris du granit ; pas de lauzes, de bardeaux, ni d'ardoises : on ne trouve sur ce versant, en plus du granit, que des "dykes" de basalte et des argiles mêlées (d'où la présence de constructions en pisé dans la plaine du Forez). Quant aux forêts, elles ne doivent pas faire illusion : c'est pour beaucoup du reboisement récent, entrepris de tout temps avec obstination par les Eaux et Forêts contre le surpâturage et la surexploitation. Les montagnes françaises autour de 1850 étaient pelées. Le choix navrant des résineux, fait au XXe siècle, continue de faire sentir ses effets pervers à chaque tempête : on n'a pas fini d'évacuer les chablis de 1999 que 2010 agit comme piqûre de rappel... perseverare diabolicum ! .
Les forêts d'altitude, comme une partie de celles qui s'insèrent entre les cultures, sont donc plantées de résineux (pins sylvestres pour une bonne part : les plus sensibles au vent !), ce qui donne au Forez de la Loire (puisqu'il y a aussi celui du Puy-de-Dôme sur l'autre versant) son aspect de contrée austère qu'un soleil généreux peut rendre riant cependant. Les creux prononcés et raides (vallons de surcreusement des torents) ont, eux, conservé leur hètres, chênes, etc. car trop difficiles à exploiter. L'agriculture est encore très présente sous la forme d'élevages laitiers qui restent cependant relativement modestes en taille, avec très souvent polyactivité (au moins un salarié non agricole dans la cellule familiale), de manière à équilibrer les sources de revenus. Ce coin est attachant, comme d'ailleurs le Massif Central en général. L'aire linguistique appartient au franco-provençal, sauf des inclusions occitanes (au SO) ou de langue d'oïl (E), mais je n'ai pas rencontré de patoisant, hélas.
Sur ce premier cliché, une ferme-type, avec la maison d'habitation faisant classiquement face au porche d'entrée, mais ayant perdu sa fonction agricole.

La localisation et l'altitude sont arbitraires, car il eût fallu sinon créer un point pour chaque édifice ; j'ai préféré regrouper sur une page quelques exemples du secteur, sachant que ce n'est qu'un choix très limité. L'architecture religieuse , militaire ou civile, disons de "haut rang" ont généralement la préférence, mais les bâtiments d'habitation ne figurent souvent que dans les documents ethnographiques spécialisés, que ce soit sur le papier ou sur internet. La géologie, le climat, l'hydrographie, etc. produisent dans chaque région des types bien spécifiques, avec bien sûr des variantes, mais qu'il serait dommage de passer à la trappe, sous le prétexte qu'on y trouve surtout des vaches et des poules en plus des humains qui y travaillent (sauf cas de restaurations "secondaires").
Pour résumer, le bâtiment d'exploitation type (attention, on parle de périodes postérieures au XVIIe siècle, avant, on était plus proche de la hutte néolithique que de la maison...) se présente comme un quadrilatère, pas toujours parallèlépipédique, fermé où tous les bâtiments font face à une cour intérieure, tandis que les faces extérieures donnent à l'ensemble un aspect de forteresse. Il n'y a que dans les constructions plus récentes (XIXe siècle, vraisemblablement) qu'on accepte de briser cette structure pour bâtir en plan ouvert, voire tout simplement sous la forme d'un seul corps étiré. La couverture est faite de tuiles canal aux tons chauds offrant un contraste frappant avec le gris du granit ; pas de lauzes, de bardeaux, ni d'ardoises : on ne trouve sur ce versant, en plus du granit, que des "dykes" de basalte et des argiles mêlées (d'où la présence de constructions en pisé dans la plaine du Forez). Quant aux forêts, elles ne doivent pas faire illusion : c'est pour beaucoup du reboisement récent, entrepris de tout temps avec obstination par les Eaux et Forêts contre le surpâturage et la surexploitation. Les montagnes françaises autour de 1850 étaient pelées. Le choix navrant des résineux, fait au XXe siècle, continue de faire sentir ses effets pervers à chaque tempête : on n'a pas fini d'évacuer les chablis de 1999 que 2010 agit comme piqûre de rappel... perseverare diabolicum ! .
Les forêts d'altitude, comme une partie de celles qui s'insèrent entre les cultures, sont donc plantées de résineux (pins sylvestres pour une bonne part : les plus sensibles au vent !), ce qui donne au Forez de la Loire (puisqu'il y a aussi celui du Puy-de-Dôme sur l'autre versant) son aspect de contrée austère qu'un soleil généreux peut rendre riant cependant. Les creux prononcés et raides (vallons de surcreusement des torents) ont, eux, conservé leur hètres, chênes, etc. car trop difficiles à exploiter. L'agriculture est encore très présente sous la forme d'élevages laitiers qui restent cependant relativement modestes en taille, avec très souvent polyactivité (au moins un salarié non agricole dans la cellule familiale), de manière à équilibrer les sources de revenus. Ce coin est attachant, comme d'ailleurs le Massif Central en général. L'aire linguistique appartient au franco-provençal, sauf des inclusions occitanes (au SO) ou de langue d'oïl (E), mais je n'ai pas rencontré de patoisant, hélas.
Sur ce premier cliché, une ferme-type, avec la maison d'habitation faisant classiquement face au porche d'entrée, mais ayant perdu sa fonction agricole.

© mauguier / 07 mars 2010 22:14
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Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:25, modifié 1 fois.
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Re: Exemples de fermes foréziennes

Message par mauguier »

Technique préventive contre les coups de vent...! Sur les constructions anciennes, les premiers rangs sont fixés et obturés par du mortier, de façon à opposer au vent un volume dépourvu d'orifices, un peu comme les ardoises des maisons à Goury, près du cap de la Hague. Ceci dit, le Forez n'a jamais été un pays désertique et la neige fait partie du paysage, comme de tout temps. Les toits sont "armés" en conséquence car la tuile canal ne supporterait pas les inclinaisons que le Cantal ou la Manche se permettent avec des ardoises ; même technique donc qu'avec les grosses lauzes épaisses des Valdôtains ou des Ariégeois du Couserans.

Technique préventive contre les coups de vent...! Sur les constructions anciennes, les premiers rangs sont fixés et obturés par du mortier, de façon à opposer au vent un volume dépourvu d'orifices, un peu comme les ardoises des maisons à Goury, près du cap de la Hague. Ceci dit, le Forez n'a jamais été un pays désertique et la neige fait partie du paysage, comme de tout temps. Les toits sont "armés" en conséquence car la tuile canal ne supporterait pas les inclinaisons que le Cantal ou la Manche se permettent avec des ardoises ; même technique donc qu'avec les grosses lauzes épaisses des Valdôtains ou des Ariégeois du Couserans.

© mauguier / 08 mars 2010 20:50
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