Sans doute le plus beau monument de Lisbonne de l'époque Manuéline (tout début du XVIe siècle), dont la correspondance dans l'art religieux français pourrait se rapporter au gothique flamboyant. Le parti pris décoratif s'éloigne cependant de cette dernière référence, tant la totalité des surfaces disponibles a été exploitée par les sculpteurs. La gracilité épurée des édifices de la fin du gothique français, avec la concentration décorative dans le vitrail, les clefs de voûte, les chapiteaux, les vastes verrières donnant la priorité à la lumière extérieure avec l'aide des arcs-boutants extérieurs, ne se retrouve pas ici : on a bâti une structure massive qui emprunte encore au Roman ses choix de répartition des masses de maçonnerie, l'accent étant mis sur l'exploitation décorative des surfaces, y compris sur les piliers. Sans compter que l'étalement des travaux a progressivement transformé le bâtiment en exemple de transition avec la Renaissance, et les ajouts et transformations se sont poursuivis jusqu'au XVIIIe siècle, notamment dans l'aménagement et la décoration des autels et chapelles latérales ; et les restaurations ou compléments jusqu'au XIXe siècle. C'est une oeuvre originale en tout point, une découverte des plus intéressantes en architecture religieuse. Les pièces maîtresses sont l'église elle-même avec ses annexes, et le cloître, le reste du long vaisseau de construction ultérieure qui s'étire vers l'O étant occupé par un musée d'archéologie. C'est aussi une nécropole royale, qui abrite aussi le tombeau de Vasco de Gama. On trouvera des commentaires plus fournis par les différents liens. Si on veut effectuer une visite détaillée (on y passera une demi-journée !) l'aide d'un descriptif est indispensable : on n'en trouve qu'en portugais ou en anglais (ISBN 978-1-85759-179-8). Il va sans dire que je ne chargerai pas les 60 photos rapportées ! Une vue des 3/4 de la façade S. http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3% ... 9ronymites
Sans doute le plus beau monument de Lisbonne de l'époque Manuéline (tout début du XVIe siècle), dont la correspondance dans l'art religieux français pourrait se rapporter au gothique flamboyant. Le parti pris décoratif s'éloigne cependant de cette dernière référence, tant la totalité des surfaces disponibles a été exploitée par les sculpteurs. La gracilité épurée des édifices de la fin du gothique français, avec la concentration décorative dans le vitrail, les clefs de voûte, les chapiteaux, les vastes verrières donnant la priorité à la lumière extérieure avec l'aide des arcs-boutants extérieurs, ne se retrouve pas ici : on a bâti une structure massive qui emprunte encore au Roman ses choix de répartition des masses de maçonnerie, l'accent étant mis sur l'exploitation décorative des surfaces, y compris sur les piliers. Sans compter que l'étalement des travaux a progressivement transformé le bâtiment en exemple de transition avec la Renaissance, et les ajouts et transformations se sont poursuivis jusqu'au XVIIIe siècle, notamment dans l'aménagement et la décoration des autels et chapelles latérales ; et les restaurations ou compléments jusqu'au XIXe siècle. C'est une oeuvre originale en tout point, une découverte des plus intéressantes en architecture religieuse. Les pièces maîtresses sont l'église elle-même avec ses annexes, et le cloître, le reste du long vaisseau de construction ultérieure qui s'étire vers l'O étant occupé par un musée d'archéologie. C'est aussi une nécropole royale, qui abrite aussi le tombeau de Vasco de Gama. On trouvera des commentaires plus fournis par les différents liens. Si on veut effectuer une visite détaillée (on y passera une demi-journée !) l'aide d'un descriptif est indispensable : on n'en trouve qu'en portugais ou en anglais (ISBN 978-1-85759-179-8). Il va sans dire que je ne chargerai pas les 60 photos rapportées ! Une vue des 3/4 de la façade S. http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3% ... 9ronymites
Le choeur de facture classique, abrite une série de peintures (1570-72) formant retable, illustrant divers épisodes de la vie de Jésus. Un tabernacle massif recouvert d'argent trône au centre de l'autel.
Le choeur de facture classique, abrite une série de peintures (1570-72) formant retable, illustrant divers épisodes de la vie de Jésus. Un tabernacle massif recouvert d'argent trône au centre de l'autel.