Château du Plan-de-Porchères (04870 St Michel l'Observatoire)

Château du Plan-de-Porchères (04870 St Michel l'Observatoire) (Château, maison de maître)

Altitude: 450 m

Massif: Baronnies-Luberon

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mauguier
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Re: Château du Plan-de-Porchères (04870 St Michel l'Observatoire)

Message par mauguier »

L'allée provenant de la D 4100.

L'allée provenant de la D 4100.

© mauguier / 02 avr. 2013 16:20
Fichiers joints

18 mars 2013 17:20

7mm f/3 1/400s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:48, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20130402162042
Claude Mauguier
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mauguier
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Re: Château du Plan-de-Porchères (04870 St Michel l'Observatoire)

Message par mauguier »

Historique de la famille :
De Berluc-Perussis. — Cette famille, venue de Lombardie avec Valentine Visconti, reçut de Charles VI, en 1395, des lettres de noblesse et de chevalerie. Etablie à Forcalquier sous le roi René, elle donna à cette ville trente-quatre premiers consuls. Le premier d'entre eux, Jean de Berluc, négocia, en 1483, l 'union du Forcalquiérois à la France, sous la clause d'une exemption d'impôts pour les habi­tants. De ses deux fils, l'un, Bernardin, racheta de Fran­çois Ier , au nom de la ville, tous les droits féodaux que le roi percevait dans le territoire, l'autre, Colin, ambassadeur de la Provence à François II, prêta et reçut le serment confirmatif des franchises provençales, Elzéar, fils de Bernardin, nommé viguier sous Charles IX, fut maintenu en cette qualité comme « gentilhomme capable et expéri­menté » : Jean-Baptiste et Honoré, fils et petit-fils, furent, pendant la peste d e 1630-3I , l'un, capitaine de la ville, puis consul, et l'autre, secrétaire du conseil de ville et inten­dant de justice, et périrent victimes de leur dévouement. Antoine, frère d'Honoré, fut élu au conseil de ville comme étant « d'une ancienne famille et bonne livre » : Jean-Pierre, appelé le « Père des pauvres » dans une délibéra­tion des chefs de maison du 22 février 1737, bâtit de ses deniers l'hôpital de la Charité Saint-Louis et mourut, en 1772, en soignant, pendant une épidémie de suette miliaire, les pauvres de cet hôpital. Sa sœur, Marie, légua à ces mêmes pauvres plus de cent mille livres, qui leur furent enlevées par la cupidité de ses parents maternels.

On pourrait ajouter à cette liste plus d'un écrivain de mérite, comme Jean-Antoine de Berluc-Porchères, sur­nommé l'Erasme provençal, auteur des Adagia Selecta (1632), et plus d'un soldat vaillant, comme Jean de Berlue, tué dans une rencontre contre les ligueurs en 1590, et le chevalier Joseph-André de Berluc, ancien mousquetaire gris, lieutenant-colonel en Pologne, qui se distingua auprès de Kosciusko, à la bataille de Dubieka.

Joseph de Berluc-Perussis, auteur de mémoires et discours et notamment, en 1791, contre le projet de rendre nationaux les biens des communes, qui mourut en 1800, à l'âge de 73 ans. Jacques de Berluc fut régent à l'académie royale de Juilly, élu, après thermidor, vice-président du district de Forcalquier, il fut appelé, après brumaire, à siéger au tribunal de cette ville dès sa création, le 18 mai 1800, et à présider, en l'an IX, l'élection des notables. Ancien confrère de Fouché, il déclina fièrement la protec­tion du régicide quand celui-ci fut nommé à la sénatorerie d'Aix. Son fils, Fortuné de Berluc, après de brillantes études au collège de Forcalquier, dirigé par les Jésuites, fit son droit à la faculté d'Aix, auprès de son oncle, l'avo­cat général de Miravail, et fut nommé, en juillet 1837, juge d'instruction au siège de Forcalquier. En 1839, on le voit figurer parmi les cinq fondateurs du Comice agricole de l'arrondissement et s'occuper avec zèle, dans la commis­sion de surveillance des prisons, à l'amélioration du régime des détenus.

C'est grâce à son initiative et à celle du député de Laplane que furent dues les premières démarches pour le classement de la cathédrale de Forcalquier comme monu­ment historique. Il était officiellement porté sur les listes d e présen­tation au siège de conseiller à la Cour d'appel d'Aix, lorsqu'il mourut, le 3 juin 1854, en sa terre du château de Porchères. Il a laissé deux enfants, dont l'un, Léon de Berluc-Perus­sis, célèbre majoral, surnommé le Pape du félibrige, archéologue distingué et écrivain d e mérite, mourut à Porchères, le 1er décembre 1902, à l'a ge de 65 ans, léguant à l'hôpital-hospice Saint-Michel de Forcalquier sa riche bibliothèque provençale, l'autre, Hélène, mariée à Louis­ - Joseph Sigaud de Bresc, avocat, conseiller général du Var, qui a laissé : 1° Marguerite, mariée, le 8 juillet 1889, à Marius Durand, avocat, dont : Bruno, Dominique, Cyrille, Raphaël; 2° Concesta, religieuse du Sacré-Cœur; 3° Joseph, marié, le 16 décembre 1902, à Marie Sallier; 4° Marie-Thérèse, mariée, le 9 avril 1902, à Paul d e Terris, dont : Jacques et Hélène.

. Les armes des Sigaud de Bresc sont : « D'azur, à la sirène d'argent, voguant sur une mer de même, tenant de la dextre une fleur de gueules »,

Les de Terris, dont la famille, originaire d'Irlande, est venue se fixer dans le Comtat Venaissin depuis plusieurs siècles, où elle a contracté des alliances avec les meilleu­res familles du pays, blasonnent pour la branche aînée, qui est de Morard Saint-Jaume : « Ecartelé : aux pre­mier et quatrième d'or à trois taupes de sable posées deux et un; aux deuxième et troisième d'argent à l'arbre arraché de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or » Couronne de comte. Devise: Labor in terris.

Jean-Antoine de Berluc, surnommé l'Erasme provençal, avait épousé, en 1624, Hélène de Porchères, sœur du sonnettiste aimé de Henri IV et de Marie de Médicis, Honoré d e Laugier-Porchères. Il est piquant de constater que l'héritage de ce poète, qui fut l'un des quarante premiers de l'Académie française, devait passer, en la personne d e Léon de Berluc-Perussis, à l'un des fondateurs de l'Académie provençale des félibres.

Plusieurs membres de cette famille haranguèrent éloquemment dans diverses réunions des Etats, pour le maintien à la communauté de Forcalquier d e ses franchi­ses communales et de ses privilèges. Leurs armes étaient : « Ecartelé : aux un et quatre d'argent, à un lévrier de sable, coupé de gueules à une croix d'or », qui sont les armes concédées sous Louis XIV à la branche de Porchères « Aux deux et trois d'azur, à une poire d'or tigée et feuillée de même », qui sont celles d e Berluc ancien. Couronne de comte. Devise : A recommencer.

Historique de la famille :
De Berluc-Perussis. — Cette famille, venue de Lombardie avec Valentine Visconti, reçut de Charles VI, en 1395, des lettres de noblesse et de chevalerie. Etablie à Forcalquier sous le roi René, elle donna à cette ville trente-quatre premiers consuls. Le premier d'entre eux, Jean de Berluc, négocia, en 1483, l 'union du Forcalquiérois à la France, sous la clause d'une exemption d'impôts pour les habi­tants. De ses deux fils, l'un, Bernardin, racheta de Fran­çois Ier , au nom de la ville, tous les droits féodaux que le roi percevait dans le territoire, l'autre, Colin, ambassadeur de la Provence à François II, prêta et reçut le serment confirmatif des franchises provençales, Elzéar, fils de Bernardin, nommé viguier sous Charles IX, fut maintenu en cette qualité comme « gentilhomme capable et expéri­menté » : Jean-Baptiste et Honoré, fils et petit-fils, furent, pendant la peste d e 1630-3I , l'un, capitaine de la ville, puis consul, et l'autre, secrétaire du conseil de ville et inten­dant de justice, et périrent victimes de leur dévouement. Antoine, frère d'Honoré, fut élu au conseil de ville comme étant « d'une ancienne famille et bonne livre » : Jean-Pierre, appelé le « Père des pauvres » dans une délibéra­tion des chefs de maison du 22 février 1737, bâtit de ses deniers l'hôpital de la Charité Saint-Louis et mourut, en 1772, en soignant, pendant une épidémie de suette miliaire, les pauvres de cet hôpital. Sa sœur, Marie, légua à ces mêmes pauvres plus de cent mille livres, qui leur furent enlevées par la cupidité de ses parents maternels.

On pourrait ajouter à cette liste plus d'un écrivain de mérite, comme Jean-Antoine de Berluc-Porchères, sur­nommé l'Erasme provençal, auteur des Adagia Selecta (1632), et plus d'un soldat vaillant, comme Jean de Berlue, tué dans une rencontre contre les ligueurs en 1590, et le chevalier Joseph-André de Berluc, ancien mousquetaire gris, lieutenant-colonel en Pologne, qui se distingua auprès de Kosciusko, à la bataille de Dubieka.

Joseph de Berluc-Perussis, auteur de mémoires et discours et notamment, en 1791, contre le projet de rendre nationaux les biens des communes, qui mourut en 1800, à l'âge de 73 ans. Jacques de Berluc fut régent à l'académie royale de Juilly, élu, après thermidor, vice-président du district de Forcalquier, il fut appelé, après brumaire, à siéger au tribunal de cette ville dès sa création, le 18 mai 1800, et à présider, en l'an IX, l'élection des notables. Ancien confrère de Fouché, il déclina fièrement la protec­tion du régicide quand celui-ci fut nommé à la sénatorerie d'Aix. Son fils, Fortuné de Berluc, après de brillantes études au collège de Forcalquier, dirigé par les Jésuites, fit son droit à la faculté d'Aix, auprès de son oncle, l'avo­cat général de Miravail, et fut nommé, en juillet 1837, juge d'instruction au siège de Forcalquier. En 1839, on le voit figurer parmi les cinq fondateurs du Comice agricole de l'arrondissement et s'occuper avec zèle, dans la commis­sion de surveillance des prisons, à l'amélioration du régime des détenus.

C'est grâce à son initiative et à celle du député de Laplane que furent dues les premières démarches pour le classement de la cathédrale de Forcalquier comme monu­ment historique. Il était officiellement porté sur les listes d e présen­tation au siège de conseiller à la Cour d'appel d'Aix, lorsqu'il mourut, le 3 juin 1854, en sa terre du château de Porchères. Il a laissé deux enfants, dont l'un, Léon de Berluc-Perus­sis, célèbre majoral, surnommé le Pape du félibrige, archéologue distingué et écrivain d e mérite, mourut à Porchères, le 1er décembre 1902, à l'a ge de 65 ans, léguant à l'hôpital-hospice Saint-Michel de Forcalquier sa riche bibliothèque provençale, l'autre, Hélène, mariée à Louis­ - Joseph Sigaud de Bresc, avocat, conseiller général du Var, qui a laissé : 1° Marguerite, mariée, le 8 juillet 1889, à Marius Durand, avocat, dont : Bruno, Dominique, Cyrille, Raphaël; 2° Concesta, religieuse du Sacré-Cœur; 3° Joseph, marié, le 16 décembre 1902, à Marie Sallier; 4° Marie-Thérèse, mariée, le 9 avril 1902, à Paul d e Terris, dont : Jacques et Hélène.

. Les armes des Sigaud de Bresc sont : « D'azur, à la sirène d'argent, voguant sur une mer de même, tenant de la dextre une fleur de gueules »,

Les de Terris, dont la famille, originaire d'Irlande, est venue se fixer dans le Comtat Venaissin depuis plusieurs siècles, où elle a contracté des alliances avec les meilleu­res familles du pays, blasonnent pour la branche aînée, qui est de Morard Saint-Jaume : « Ecartelé : aux pre­mier et quatrième d'or à trois taupes de sable posées deux et un; aux deuxième et troisième d'argent à l'arbre arraché de sinople, au chef d'azur chargé de trois étoiles d'or » Couronne de comte. Devise: Labor in terris.

Jean-Antoine de Berluc, surnommé l'Erasme provençal, avait épousé, en 1624, Hélène de Porchères, sœur du sonnettiste aimé de Henri IV et de Marie de Médicis, Honoré d e Laugier-Porchères. Il est piquant de constater que l'héritage de ce poète, qui fut l'un des quarante premiers de l'Académie française, devait passer, en la personne d e Léon de Berluc-Perussis, à l'un des fondateurs de l'Académie provençale des félibres.

Plusieurs membres de cette famille haranguèrent éloquemment dans diverses réunions des Etats, pour le maintien à la communauté de Forcalquier d e ses franchi­ses communales et de ses privilèges. Leurs armes étaient : « Ecartelé : aux un et quatre d'argent, à un lévrier de sable, coupé de gueules à une croix d'or », qui sont les armes concédées sous Louis XIV à la branche de Porchères « Aux deux et trois d'azur, à une poire d'or tigée et feuillée de même », qui sont celles d e Berluc ancien. Couronne de comte. Devise : A recommencer.

© mauguier / 02 avr. 2013 16:21
Fichiers joints

18 mars 2013 17:19

15mm f/4.7 1/125s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:48, modifié 1 fois.
Raison : http://v2.chemineur.fr/point/20130402161903
Claude Mauguier
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Château du Plan-de-Porchères (04870 St Michel l'Observatoire)

Message par mauguier »

Ancienne demeure, édifiée au XVIIIe siècle vraisemblablement sur le site d'une maison forte plus ancienne, des Berluc de Pérussis. Privé, ne se visite pas.

Ancienne demeure, édifiée au XVIIIe siècle vraisemblablement sur le site d'une maison forte plus ancienne, des Berluc de Pérussis. Privé, ne se visite pas.

© mauguier / 02 avr. 2013 16:23
Fichiers joints

18 mars 2013 17:19

6mm f/2.9 1/500s 80ASA Panasonic DMC-FS6

Modifié en dernier par Anonymous le 29 juin 2016 20:48, modifié 1 fois.
Claude Mauguier
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