Sarcophage paléochrétien servant d'autel, dans une chapelle du collatéral N. sur lequel apparaissent trois figures sculptées : à g Sixte II, pape du IIIe siècle, au centre le Christ, enfin à d un certain Hippolyte, martyr romain du IIIe siècle.
Sarcophage paléochrétien servant d'autel, dans une chapelle du collatéral N. sur lequel apparaissent trois figures sculptées : à g Sixte II, pape du IIIe siècle, au centre le Christ, enfin à d un certain Hippolyte, martyr romain du IIIe siècle.
A priori une église de cette catégorie devrait afficher au moins ses horaires d'ouverture. Que nenni, si on n'est pas habité, par privilège spécial, de l'Esprit Saint, on fera le planton devant le portail O. Vers 14 heures une ombre qu'on imagine difficilement soulever un modeste éventail va libérer le vantail droit...la visite peut commencer. Mis à part le décor peint, la structure de l'église offre un exemple assez peu courant des premiers âges du christianisme (comme Brioude, par ex.), avec la présence de deux cryptes superposées, la plus profonde étant au niveau du sol romain ! L'église primitive, détruite par les Sarrasins au VIIIe siècle, a été remplacée au fur et à mesure par d'autres constructions dont on retrouve des traces dans tel ou tel élément du bâti apparent ou des substructures, mais l'analyse fine en est réservée aux spécialistes ; Apt est donc un millefeuilles allant de l'âge où s'exprimait la pureté doctrinale des stylites à celui où s'épanouit la mièvrerie stylistique des bigots, le XIXe siècle. Et encore, on peut s'estimer heureux qu'un Le Corbusier ne s'en soit pas mêlé par quelque imposition de bunker bétonné... De la nef aux collatéraux, du porche à l'abside, tout s'entremêle. Il est pareillement vain d'imaginer faire le tour de cet édifice, en grande partie (surtout au N et à l'E) noyé dans les constructions voisines : la rue des Marchands le longe sur une portion de son flanc S, tandis que le porche O s'affiche de justesse sur une placette ménagée dans la largeur de la rue de la Cathédrale, de manière qu'aucun recul n'est possible pour les clichés...la preuve !
A priori une église de cette catégorie devrait afficher au moins ses horaires d'ouverture. Que nenni, si on n'est pas habité, par privilège spécial, de l'Esprit Saint, on fera le planton devant le portail O. Vers 14 heures une ombre qu'on imagine difficilement soulever un modeste éventail va libérer le vantail droit...la visite peut commencer. Mis à part le décor peint, la structure de l'église offre un exemple assez peu courant des premiers âges du christianisme (comme Brioude, par ex.), avec la présence de deux cryptes superposées, la plus profonde étant au niveau du sol romain ! L'église primitive, détruite par les Sarrasins au VIIIe siècle, a été remplacée au fur et à mesure par d'autres constructions dont on retrouve des traces dans tel ou tel élément du bâti apparent ou des substructures, mais l'analyse fine en est réservée aux spécialistes ; Apt est donc un millefeuilles allant de l'âge où s'exprimait la pureté doctrinale des stylites à celui où s'épanouit la mièvrerie stylistique des bigots, le XIXe siècle. Et encore, on peut s'estimer heureux qu'un Le Corbusier ne s'en soit pas mêlé par quelque imposition de bunker bétonné... De la nef aux collatéraux, du porche à l'abside, tout s'entremêle. Il est pareillement vain d'imaginer faire le tour de cet édifice, en grande partie (surtout au N et à l'E) noyé dans les constructions voisines : la rue des Marchands le longe sur une portion de son flanc S, tandis que le porche O s'affiche de justesse sur une placette ménagée dans la largeur de la rue de la Cathédrale, de manière qu'aucun recul n'est possible pour les clichés...la preuve !
Les petits côtés voient représentés les quatre évangélistes avec les symboles eucharistiques du pain et du vin, ici celui qui porte un calice doit être Jean, l'autre présentant un pain... l'un des trois autres. Le vêtement est clairement d'inspiration romaine
Les petits côtés voient représentés les quatre évangélistes avec les symboles eucharistiques du pain et du vin, ici celui qui porte un calice doit être Jean, l'autre présentant un pain... l'un des trois autres. Le vêtement est clairement d'inspiration romaine