Cet édifice au demeurant assez peu original, vaut surtout par l'évocation de George Sand qui y passa la fin de sa vie. Une vie assez mouvementée, si on veut bien considérer qu'elle la construisit et la mena avec le pied sûr d'une femme émancipée bien en avance sur son époque ; et on pourra discuter de ses goûts politiques, littéraires, musicaux, mais lui reconnaître une forme d'audace qu'elle sut assez bien masquer et par son oeuvre d'écrivain, et par ses fréquentations affichées car pour ce qui est des autres, elle connut un penchant aussi certain pour le genre d'homme plus proche du sabre ou de la rue que de la plume.
A ce titre, on peut citer cette lettre en vers libres (très libres...) qu'elle adressa à l'un d'eux :
**
" Je suis très émue de vous dire que j'ai bien compris l'autre soir que vous aviez toujours une envie folle de me faire danser ; je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit là une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à vous montrer mon affection toute désintéressée et sans cal- cul, et si vous voulez me voir aussi vous dévoiler sans artifice mon âme toute nue, venez me faire une visite nous causerons franchement. Je vous prouverai que je suis la femme sincère, capable de vous offrir l'affection la plus profonde, comme la plus étroite amitié ; en un mot, la meilleure preuve que vous puissiez rêver puisque votre âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha- bite est bien longue, bien dure et souvent difficile. Accourez donc vite et venez me la faire oublier par l'amour où je veux me mettre..." ** http://maison-george-sand.monuments-nationaux.fr/fr/
Cet édifice au demeurant assez peu original, vaut surtout par l'évocation de George Sand qui y passa la fin de sa vie. Une vie assez mouvementée, si on veut bien considérer qu'elle la construisit et la mena avec le pied sûr d'une femme émancipée bien en avance sur son époque ; et on pourra discuter de ses goûts politiques, littéraires, musicaux, mais lui reconnaître une forme d'audace qu'elle sut assez bien masquer et par son oeuvre d'écrivain, et par ses fréquentations affichées car pour ce qui est des autres, elle connut un penchant aussi certain pour le genre d'homme plus proche du sabre ou de la rue que de la plume.
A ce titre, on peut citer cette lettre en vers libres (très libres...) qu'elle adressa à l'un d'eux :
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" Je suis très émue de vous dire que j'ai bien compris l'autre soir que vous aviez toujours une envie folle de me faire danser ; je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit là une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à vous montrer mon affection toute désintéressée et sans cal- cul, et si vous voulez me voir aussi vous dévoiler sans artifice mon âme toute nue, venez me faire une visite nous causerons franchement. Je vous prouverai que je suis la femme sincère, capable de vous offrir l'affection la plus profonde, comme la plus étroite amitié ; en un mot, la meilleure preuve que vous puissiez rêver puisque votre âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha- bite est bien longue, bien dure et souvent difficile. Accourez donc vite et venez me la faire oublier par l'amour où je veux me mettre..." ** http://maison-george-sand.monuments-nationaux.fr/fr/