Montagne sans prétention mais superbe point panoramique assez décentré pour avoir de belles perspectives sur la partie S du massif de Brenta, ainsi que sur le secteur oriental de l'Adamello-Presanella. Facilement accessible par son arête SO, grosse croupe parcourue par un petit sentier. La cote est celle des relevés 1/25000 autrichiens de 1907-1908 du K.u.K. Geog. Topog. Vermessungsamt, de la feuille (en noir et blanc et courbes de niveau) "Tione", reprise telle quelle par l'Istituto Geografico Militare, dont j'ai attendu pendant des décennies une nouvelle édition...Mais bon.
Le nom officiel (celui des cartes) n'est utilisé par personne, ou peu s'en faut, l'expression consacrée étant "Segàbla", laquelle vient du Gaulois (de la tribu Cimbre, ou Stène)"sen gabalo", ce qui signifie "la fourche" (a donné l'allemand "Gabel"), car ce sommet vu sous un certain angle, apparaît double et mérite ainsi de rejoindre les autres "Fourcat", dont l'ariégeois bien connu.
Les photos suivront...
Montagne sans prétention mais superbe point panoramique assez décentré pour avoir de belles perspectives sur la partie S du massif de Brenta, ainsi que sur le secteur oriental de l'Adamello-Presanella. Facilement accessible par son arête SO, grosse croupe parcourue par un petit sentier. La cote est celle des relevés 1/25000 autrichiens de 1907-1908 du K.u.K. Geog. Topog. Vermessungsamt, de la feuille (en noir et blanc et courbes de niveau) "Tione", reprise telle quelle par l'Istituto Geografico Militare, dont j'ai attendu pendant des décennies une nouvelle édition...Mais bon.
Le nom officiel (celui des cartes) n'est utilisé par personne, ou peu s'en faut, l'expression consacrée étant "Segàbla", laquelle vient du Gaulois (de la tribu Cimbre, ou Stène)"sen gabalo", ce qui signifie "la fourche" (a donné l'allemand "Gabel"), car ce sommet vu sous un certain angle, apparaît double et mérite ainsi de rejoindre les autres "Fourcat", dont l'ariégeois bien connu.
Les photos suivront...
Du sommet, une vue vers le N où la première bosse, étant légèrement plus haute (1871 m), cache la succession des autres bosses qui s'étirent sur 4 km environ sur cette crête presque rectiligne. Pour l'anecdote, je signalerai qu'autrefois libre de végétation, car pâturée par les vaches, moutons, chèvres, ladite crête est envahie progressivement par l'ennemi héréditaire local du randonneur à ces altitudes moyennes : pinus mugus, un pin très touffu à la ramure rampante, parfaitement adapté à l'altitude et aux vents violents, retenant la neige, mais plus efficace qu'un réseau de barbelés ou de chevaux de frise afin d'empêcher toute progression ; car chaque pas cache un creux qui laisse la victime à cheval ou presque sur une diramation, tandis que ses chaussures touchent à peine le sol...et les points d'appui pour s'en sortir sont mouvants. De minuscules sentiers sont ménagés à coups de serpes dans ce maquis par les chasseurs de chamois, mais le travail est de ceux que Sisyphe n'aurait pas reniés et doit être repris souvent, sans compter que l'intégralité de la crête n'est pas forcément "traitée", et dans ce cas on navigue le regard tourné vers le sol et le sommet du crane à peine au niveau de la cime de ces pins diaboliques : c'est frustrant pour la vue...
Du sommet, une vue vers le N où la première bosse, étant légèrement plus haute (1871 m), cache la succession des autres bosses qui s'étirent sur 4 km environ sur cette crête presque rectiligne. Pour l'anecdote, je signalerai qu'autrefois libre de végétation, car pâturée par les vaches, moutons, chèvres, ladite crête est envahie progressivement par l'ennemi héréditaire local du randonneur à ces altitudes moyennes : pinus mugus, un pin très touffu à la ramure rampante, parfaitement adapté à l'altitude et aux vents violents, retenant la neige, mais plus efficace qu'un réseau de barbelés ou de chevaux de frise afin d'empêcher toute progression ; car chaque pas cache un creux qui laisse la victime à cheval ou presque sur une diramation, tandis que ses chaussures touchent à peine le sol...et les points d'appui pour s'en sortir sont mouvants. De minuscules sentiers sont ménagés à coups de serpes dans ce maquis par les chasseurs de chamois, mais le travail est de ceux que Sisyphe n'aurait pas reniés et doit être repris souvent, sans compter que l'intégralité de la crête n'est pas forcément "traitée", et dans ce cas on navigue le regard tourné vers le sol et le sommet du crane à peine au niveau de la cime de ces pins diaboliques : c'est frustrant pour la vue...